logo masque interculturel
Interculturalite.fr
Questions fréquentes
Vous trouverez ici des questions fréquemment posées au sujet de l'interculturalité et des séminaires de formation interculturelle.
Si vous n'y trouvez pas de réponse à vos propres interrogations, cliquez ici pour accéder à un formulaire où vous pourrez soumettre une nouvelle question.

Retour à l'accueil
  1. Combien de personnes peut-on rassembler dans une formation interculturelle ?
  2. Comment devient-on consultant pédagogue interculturel ?
  3. En quoi une formation interculturelle peut-elle m'aider dans mon travail avec des collaborateurs, des clients ou des fournisseurs étrangers ?
  4. J'ai déjà un peu d'expérience de la culture à laquelle je m'intéresse, est-ce qu'une formation interculturelle peut vraiment m'apporter quelque chose de plus ?
  5. Je ne dispose pas d'un niveau d'étude très élevé, ne serais-je pas un peu perdu dans une formation interculturelle ?
  6. Les formations proposées ici sont-elles ciblées par pays ?
  7. Parle-t-on de la culture française dans une formation interculturelle ?
  8. Peut-on vraiment étudier l'interculturel, n'est-ce pas plutôt quelque chose qui se vit sur le terrain ?
  9. Pourquoi parle-t-on de Pédagogue interculturel plutôt que de Formateur ?
  10. Quel genre de techniques ou méthodes découvre-t-on au cours d'une formation interculturelle ?
  11. Quels risques prend-on à s'installer par exemple à l'étranger sans s'être préparé sur le plan culturel ?
  12. Un consultant français peut-il vraiment parler d'une culture qui n'est pas la sienne, ne vaudrait-il pas mieux demander à une personne originaire du pays qui m'intéresse ?

1/ Combien de personnes peut-on rassembler dans une formation interculturelle ?

L'interculturalité est du domaine des sciences humaines. Contrairement aux formations techniques où l'on préfère de petits groupes pour faciliter l'acquisition des nouvelles compétences, on va donc chercher ici à rassembler au moins une dizaine de stagiaires.
On peut bien sûr envisager un groupe plus réduit, tout comme il faut aussi éviter d'être trop nombreux, mais avec un groupe de 15 ou même 20 personnes, les échanges sont plus intéressants car le nombre et la variété des questions et des témoignages augmentent.
De plus, certains outils pédagogiques de mise en situation très intéressants nécessitent un minimum de 20 participants pour déployer toute leur richesse.

Retour au sommet de la page
2/ Comment devient-on consultant pédagogue interculturel ?

Il n'y a pas d'école pour ce métier. C'est une vocation qui débute par une passion pour les différences de culture.
Ensuite, il y a deux aspects à assembler : la maîtrise du sujet et la pédagogie.

La pédagogie peut s'apprendre, il existe en particulier des formations de formateur. Mais le thème de l'interculturalité n'est pas aisé à présenter, mieux vaut disposer d'une certaine expérience de la formation sur d'autres sujets avant de se lancer.

Quant à la maîtrise des notions, elle s'acquiert par la combinaison de trois étapes :
- L'étude des travaux d'anthropologues et de spécialistes reconnus de l'interculturel.
- Un maximum d'expériences sur le terrain de ce genre de rencontre.
- Le questionnement de ressortissants de culture étrangère, soit dans le contexte de leur pays d'origine, soit dans le contexte de leur propre expatriation.

Ces étapes ne sont pas successives, elles doivent plutôt être alternées en permanence afin d'améliorer sans cesse ses compétences et son expérience de ce domaine extrêmement vaste.

Retour au sommet de la page
3/ En quoi une formation interculturelle peut-elle m'aider dans mon travail avec des collaborateurs, des clients ou des fournisseurs étrangers ?

Les différences culturelles sont une grande source d'incompréhensions réciproques et de malentendus. C'est particulièrement vrai dans le domaine professionnel où il est extrêmement important de bien se comprendre.
Chaque culture induit une perception particulière des paramètres qui influencent le travail au quotidien : le temps, l'espace, la fonction, l'argent, l'efficacité, les priorités, les relations, l'autorité, la valeur de la parole orale ou écrite...
Une formation interculturelle permet d'acquérir des bases de compréhension de ces variables culturelles, qui influencent d'ailleurs tout autant la vie personnelle que la vie professionnelle.

Retour au sommet de la page
4/ J'ai déjà un peu d'expérience de la culture à laquelle je m'intéresse, est-ce qu'une formation interculturelle peut vraiment m'apporter quelque chose de plus ?

Certainement, surtout si vous n'avez jamais pris le temps de relire votre expérience à l'aide d'un éclairage théorique. C'est d'ailleurs vraisemblablement dans ce genre de situation qu'on tire le plus de profit d'une formation interculturelle, car les notions abordées font justement écho à des expériences vécues.

Retour au sommet de la page
5/ Je ne dispose pas d'un niveau d'étude très élevé, ne serais-je pas un peu perdu dans une formation interculturelle ?

Aucun pré-requis intellectuel n'est nécessaire pour ce genre de formation.
S'il est vrai que de nombreux aspects abordés proviennent des travaux des anthropologues, il ne s'agit pas d'un séminaire d'anthropologie. Les notions qui nous intéressent sont celles de la vie quotidienne, avec un caractère très concret.
Prenons un exemple : a-t-on besoin d'avoir des compétences en ingénierie aéronautique et de connaître tous les détails du fonctionnement d'un aéroport pour prendre l'avion ? Absolument pas. Cependant, en savoir un minimum permet de percevoir l'intérêt de voyager en avion et de savoir s'orienter dans un aéroport. Il est aussi important de connaître ses droits et ses devoirs en tant que passager.

Une formation interculturelle est donc conçue dans une démarche simple : les notions qui sont approfondies ne le sont que dans la mesure où cela présente un intérêt concret pour les stagiaires.

Retour au sommet de la page
6/ Les formations proposées ici sont-elles ciblées par pays ?

C'est possible, mais pas nécessairement.
Il existe différentes approches de l'interculturalité. Dans une formation ciblée sur un pays en particulier, il s'agit plutôt de "biculturalité", dans le sens où l'on ne s'intéresse qu'à la rencontre entre deux cultures.
Cette perception pose plusieurs problèmes :
- Attribuer une seule culture à un pays est très réducteur. Toutes les nations sont aujourd'hui très métissées et/ou régionalisées, et même s'il est vrai que chaque pays présente une culture nationale, on ne peut pas se contenter d'en aborder un sous ce seul angle. Rien qu'en France, n'y-a-t'il pas des différences de culture entre les Parisiens, les Marseillais, les Ch'tis, les Bretons...
- Lorsqu'on change de pays, on ne va pas à la rencontre d'une culture, mais à la rencontre des gens. Or, ce sont de nombreuses cultures qui se croisent au sein d'une personne et constituent son identité (culture nationale, locale, familiale, d'entreprise...).
- Dans le monde entier, les gens voyagent et se mélangent. Lorsqu'on s'expatrie soi-même, on s'expose à des rencontres interculturelles qui dépassent inévitablement les frontières du pays visité. Une formation qui se limite à un pays risque de négliger cet aspect.

Les formations qui vous sont proposées ici abordent les différences culturelles sous un angle plus large. L'idée ici, est de découvrir les différences fondamentales entre les cultures des pays occidentaux et celles des pays du Sud. Il y a bien-sûr un certain ciblage, mais il n'est pas limité aux frontières d'un pays, afin de ne pas être réducteur.
Une telle approche permet non seulement de lever les contraintes évoquées plus haut, mais aussi d'accueillir un public plus large et de multiplier les échanges d'expérience.

Retour au sommet de la page
7/ Parle-t-on de la culture française dans une formation interculturelle ?

Bien-sûr. Pour pouvoir comprendre ce qui change dans la culture d'un interlocuteur étranger, il faut connaître un minimum la sienne, ce qui est loin d'être évident ! Dans une formation interculturelle, on réfléchi donc autant sur les autres que sur soi.

Retour au sommet de la page
8/ Peut-on vraiment étudier l'interculturel, n'est-ce pas plutôt quelque chose qui se vit sur le terrain ?

L'interculturel est une question de rencontre, et les rencontres sont évidemment des choses à vivre.
Mais dans une relation interculturelle, les mécanismes qui entrent en jeu sont complexes et difficiles à percevoir. En effet, chacun va aborder la relation sous le filtre de sa propre culture, et considère inconsciemment que son interlocuteur utilise le même filtre.
Cette particularité de la rencontre interculturelle est source de tensions qui peuvent être ressenties violemment : c'est ce qu'on appelle couramment un choc culturel.
Le fait d'étudier ces mécanismes ne permet pas d'éviter ces fameux chocs, mais de les comprendre et d'en atténuer l'impact.
En effet, tout problème quel qu'il soit est plus facile à gérer lorsqu'il est peut être circonscrit.

Retour au sommet de la page
9/ Pourquoi parle-t-on de Pédagogue interculturel plutôt que de Formateur ?

Cette distinction de vocabulaire a pour but d'éviter une confusion importante : dans un séminaire de formation sur l'interculturel, on ne présente pas des techniques ou des méthodes, comme le ferait par exemple un formateur en informatique ou en comptabilité.

Il s'agit plutôt :
- d'une sensibilisation aux problématiques de ce type de rencontre
- de la proposition d'un éclairage intellectuel solide pour mieux les appréhender
- d'une invitation à l'ouverture d'esprit nécessaire pour bien les vivre.

L'intervenant a pour rôle de faire entrer les stagiaires dans cet univers souvent inconnu, mais certainement pas d'imposer un point de vue, des recettes ou des manières de faire. C'est pourquoi il prend donc plutôt un rôle de pédagogue que de formateur.

Retour au sommet de la page
10/ Quel genre de techniques ou méthodes découvre-t-on au cours d'une formation interculturelle ?

Aucune ! Ce genre de formation n'a surtout pas pour but de proposer des recettes pour parvenir à ses fins avec des collaborateurs étrangers, ou pour gérer les chocs culturels.
Le but est plutôt de découvrir comment adapter son comportement, ses méthodes, ses habitudes à un contexte où la différence culturelle exige ce genre d'adaptation.
Chaque participant doit donc bien avoir conscience qu'il sera invité à adopter un esprit d'ouverture, à remettre en cause ses certitudes et à considérer les choses sous un angle de vue nouveau.

Retour au sommet de la page
11/ Quels risques prend-on à s'installer par exemple à l'étranger sans s'être préparé sur le plan culturel ?

On prend simplement le risque de mal vivre cette expérience en accumulant de trop nombreuses incompréhensions. Les conséquences possibles sont nombreuses et variées, en voici quelques-unes classiques :
- Rejet en bloc de la culture du pays d'accueil et de ses habitants.
- Rejet de sa propre culture.
- Repli sur soi ou avec des membres de sa propre culture.
- Naissance d'un sentiment de mépris, de condescendance, de racisme...
- Naissance d'un sentiment de culpabilité à force de côtoyer une grande pauvreté matérielle.
- ...

Les notions abordées dans une formation interculturelle n'éliminent pas ces risques, mais permettent d'en avoir conscience et de les atténuer.

Retour au sommet de la page
12/ Un consultant français peut-il vraiment parler d'une culture qui n'est pas la sienne, ne vaudrait-il pas mieux demander à une personne originaire du pays qui m'intéresse ?

Parler de sa propre culture est très difficile, car il faut prendre une certaine distance pour avoir un regard d'ensemble qui soit un minimum objectif. C'est d'ailleurs une des sources classique d'incompréhension interculturelle : les gens ont du mal à expliquer les fondements de leurs moeurs, de leurs obligations, de leurs tabous... Ils ne peuvent souvent pas faire mieux que de dire "c'est comme ça".
Les notions abordées dans une formation interculturelle permettent justement de mieux comprendre ses interlocuteurs étrangers en apprenant à lire entre les lignes.
Précisons qu'il s'agit d'une démarche intellectuelle, mais qui reste simple et sans prétention.

Retour au sommet de la page